Accueil > Actualités > L’avenir est au sport

L’avenir est au sport !

Sport

Le Commission paritaire nationale de l'emploi et de la formation du sport (CPNEF) et Uniformation ont conduit une étude sur l’emploi dans la branche sport, quelque dix ans après sa création. 

Quels enseignements en retirer ? Un secteur professionnel particulièrement dynamique, tant en nombre d’emplois créés que de structures employeurs, et qui n’a cessé de se professionnaliser.

Un secteur professionnel dynamique

En 2005, la branche sport se structurait. Près de 15 ans plus tard, 23 000 structures y sont affiliées, à 70 % des clubs de sport employeurs, qui se caractérisent par la forte emprise du statut associatif dans le secteur : 80 % des employeurs sont des associations.

On notera toutefois que l’effectif moyen est de près de 4 salariés. Pourtant, entre 2000 et 2015, le nombre de salariés a été multiplié par 1,5 passant 81 000 à 89 000. Plusieurs facteurs expliquent ce dynamisme, mais il faut particulièrement pointer la progression de la pratique sportive - qu’il s’agisse du nombre de pratiquants ou de l’intensité de leur entraînement -, ainsi que la professionnalisation du secteur.

Cet emploi reste morcelé : 160 000 postes sont en réalité occupés, pour un volume équivalent temps plein de 51 000 emplois. Il faut dire que 60 % des emplois sportifs concernent l’encadrement des activités, assuré par des moniteurs et éducateurs sportifs (46 000 emplois dont 7 000 sportifs professionnels). Or ces emplois sont conditionnés aux temps sportifs morcelés dans l’année, voire à la saisonnalité de la pratique dans certaines disciplines. Si on ajoute des contraintes budgétaires liées aux baisses de financement public ou l’accès aux infrastructures, les causes sont multiples pour expliquer que 40 % des personnels travaillent à temps partiel (beaucoup subi) : un quart a un deuxième employeur, un quart une autre profession et 60 % ont été embauchés sous CDD ; les formes atypiques d’emploi sont fréquentes (stages, contrats aidés, etc.). Autres caractéristiques de la branche : des employés plus jeunes (40 % ont moins de 30 ans)… et plus masculins (les femmes en représentent qu’un tiers des salariés).

La formation pour professionnaliser le secteur

Qui dit professionnalisation de la branche du sport dit formation professionnelle, même si le niveau de qualification initiale des employés n’a cessé d’augmenter en 15 ans (près d’un tiers disposent d’un diplôme de niveau Bac+3 ou plus).

En 2016, 20 % des salariés ont pu suivre une formation, sur financement d’Uniformation, un taux faible par rapport aux autres métiers tertiaires mais qui s’explique par les caractéristiques du secteur (clubs employeurs de petite taille, RH peu structurées, saisonnalité, fort turn-over, etc.). Les premiers formés sont les encadrants sportifs. On notera que la proportion des formations qualifiantes y est significative (BPJEPS, DEJEPS, CQP de branche, etc.).

Entre 2015 et aujourd’hui, le recours à la formation professionnelle a augmenté de 40 %, notamment sur des actions de formation qualifiantes, ce qui prouve bien que le secteur sportif compte aujourd’hui sur la formation professionnelle pour qualifier davantage ses effectifs et se professionnaliser. Et les perspectives sont plutôt bonnes pour l’emploi sportif, même si quelques facteurs externes pourraient modérer sa croissance. Tous au sport !

D'autres actualités sur le même thème : Soutenir le sport,

Haut de la page