Coopératives
Une Scop (société coopérative ouvrière de production) n'est pas une entreprise commerciale comme les autres. Sa particularité : les salariés sont les associés majoritaires de l'entreprise dont ils détiennent au moins 51% du capital. Ils participent aux choix stratégiques de l'entreprise et décident du partage des bénéfices. ILS élisent leur PDG. La France compte 1 827 Scop regroupant plus de 37 000 salariés associés (chiffres 2007).
Un secteur en plein essor
Les Scop sont très présentes dans les métiers du BTP et des services mais on les trouve dans plus d'une centaine de branches professionnelles. Employant en moyenne 21 personnes chacune, leur chiffre d'affaires global a atteint 3,5 milliards d'€ en 2007. 74 % des Scop étaient alors bénéficiaires (source : Scop.coop).
La progression des emplois
- Le nombre de Scop progresse, les emplois en font autant : 7 000 de plus entre 1996 et aujourd'hui
- C’est dans le secteur des services -spécialement les services intellectuels et culturels (éducation, formation, conseil, spectacle…)- que l'évolution est la plus forte
- Mais le BTP confirme sa position de premier secteur d’activité pour les Scop avec 30 % des emplois.
Une personne = une voix
- Comme toute entreprise, la Scop a vocation à réaliser des profits. Ces profits sont équitablement répartis entre 3 composantes : l'entreprise (sous forme de réserves), les salariés (la part travail : 25% du montant) et les associés (sous forme de dividendes).
- Quel que soit le montant du capital détenu par chacun, le vote en assemblée générale respecte la règle coopérative "une personne = une voix".
L'accompagnement des entreprises coopératives
En France, les Scop sont organisées en réseau, à travers la CG Scop (Confédération générale des Scop) au niveau national, une présence sur les territoires avec douze Unions régionales (UR Scop) et trois fédérations par métier : BTP, communication et industrie/métallurgie.
Le réseau Scop entreprises offre des services complets, aussi bien aux Scop existantes, qu'aux porteurs de projets.
Une politique de formation efficace
- La politique de gestion des fonds mutualisés du secteur Coopérative est décidée chaque année par les représentants des employeurs et des salariés. Ces fonds sont redistribués notamment sous forme d'aides financières à la formation.
- Des Aides Financières complémentaires (AFC), pour les entreprises qui ont des besoins formation forts.
- Des sessions d'Actions d'Intérêt Collectif (AIC) sont mises en œuvre ponctuellement : le coût pédagogique de la formation est gratuit pour les adhérents
- La création d’un fonds spécifique pour former les salariés associés et leur permettre de mieux participer au pilotage stratégique de leur scop.
Pour en savoir plus sur les aides financières .
