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CIF-CDD, CIF-CDI : pourquoi certains abandonnent ?

Le congé individuel de formation (CIF-CDI ou CIF-CDD) offre aux salariés et aux demandeurs d’emploi anciennement salariés justifiant d’une ancienneté minimum la possibilité de bénéficier, à leur initiative, d’une action de formation de leur choix. En 2016, Uniformation a réalisé une enquête auprès de 311 personnes ayant abandonné ou rompu leur CIF. L’objectif ? Comprendre les motifs d’abandon et évaluer la possibilité d’en réduire le nombre.  

Le choix d’un CIF

Pour 96% des personnes interrogées, c’est une démarche personnelle, initiée suite à un entretien annuel ou un bilan de compétence. L’objectif est le changement : exercer un nouveau métier, progresser dans l’emploi à un autre niveau ou assurer une reconversion suite à un problème de santé.

Les causes de la rupture ou de l’abandon

Pour près d’un bénéficiaire interrogé sur deux (41%) l’organisme de formation ou la formation elle-même sont la cause de l’abandon ou de la rupture du CIF, notamment quand les admissions à la formation se font sur concours – aide-soignant, infirmier, auxiliaire de puériculture… – ou quand celles-ci sont réorganisées. Quelques annulations de formation par l’OF sont aussi évoquées, ainsi que l’éloignement géographique, la difficulté pour faire un stage peu rémunéré, ou encore le choix d’autre dispositif de formation, etc.
Des raisons personnelles (problèmes de santé, changement de projet, situation financière, maternité…) entraînent également l’arrêt ou l’abandon du CIF dans 24% des cas étudiés.
Enfin, des raisons professionnelles (20%), généralement dues à une sortie positive vers un autre contrat (CDI, nouvel emploi en lien direct avec le projet) peuvent aussi expliquer l’arrêt du CIF.

L’abandon est souvent inévitable …

Dans 44% des cas, l’arrêt du CIF était inévitable, en raison d’un événement imprévisible pendant la préparation ou le suivi du CIF : raisons personnelles – maternité, problèmes de santé – et raisons professionnelles – sortie positive vers un emploi en lien avec son projet – ne rendent plus nécessaire la mise en place du CIF.
38% des répondants soulignent qu’une aide de l’employeur, en particulier dans le lien entre l’entreprise et l’OF pour l’organisation ou le financement, ou encore une aide de l’OF notamment dans le suivi du dossier ou la qualité du devis, ainsi qu’une meilleure prise en charge financière, auraient permis la poursuite de la formation.

Abandon ou rupture n’ont pas empêché certains interrogés de réaliser, malgré tout, leur projet de formation au travers d’un autre CIF ou d‘autres modalités de départ en formation.

Qui abandonne son CIF ?

• Il n’y a pas davantage d’abandon ou de rupture chez les femmes que chez les hommes
• Les plus jeunes (24-35 ans) ont une légère propension à plus abandonner ou interrompre leur CIF par rapport à leurs aînés.
• Les niveaux I, II, III rompent ou abandonnent moins souvent que les niveaux V, V bis et infra V

Contact presse Uniformation :

Florence Bailleul – directeur de la Communication
01 53 02 14 87 ou 06 13 66 38 39, fbailleul@uniformation.fr

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