Accueil > Actualités > Combattre l'absentéisme dans l'économie sociale et solidaire

Combattre l'absentéisme dans l'économie sociale et solidaire

Dans une récente étude,  le centre de ressources de la mutuelle Chorum montre que l'absentéisme s'est accru dans le secteur ces quatre dernières années. Le signe d'une dégradation des conditions de travail ?

L'absentéisme, soit le nombre de jours d'absence pour maladie, maladies professionnelles ou accident du travail sur l'année, a progressé depuis 2012 dans tous les secteurs de l'économie sociale, passant de 3,9 % à 4,3 %. 40 % des salariés du secteur ont été arrêtés pour maladie dans l'année. Dans 25 % des cas, cet arrêt a duré plus de 7 jours, voire plus d'un mois dans la moitié des cas. En cause, une forte implication des salariés sur des postes à dimension humaine et sociale.

L'étude nous apprend que ce sont dans les entreprises les plus importantes (plus de 100 salariés, soit 12 % des structures de l'ESS, mais 72 % des effectifs salariés) que l'absentéisme est le plus fort : le double de ce qu'il est dans les structures de moins de 10 salariés. Les secteurs les plus touchés sont l'aide et les soins à domicile, les établissements privés de soins, voire les services aux personnes handicapées, soit des activités très sollicitantes physiquement et psychologiquement. À l'autre bout de l'échelle, on trouve le secteur sportif et celui de l'animation, où les taux d'absentéisme sont de 4 à 6 fois moins élevés.

L'âge des salariés est également à prendre en considération, l'absentéisme augmentant avec les années, ce que Cides-Chorum explique par "le développement progressif de problèmes de santé (diminution de la masse musculaire, récupération rapide, fatigabilité...), et par une éventuelle exposition antérieure à des facteurs de pénibilité". Les indicateurs s'aggravent passés 50 ans. La mutuelle pointe aussi un accroissement de la fatigue chez les 25-35 ans du fait du "développement de la vie familiale". L'absentéisme est d'ailleurs plus marqué chez les femmes.

Au-delà du coût humain, l'absentéisme a des répercussions économiques et peut désorganiser le fonctionnement des structures. On comprend donc tout l'enjeu qu'il y a à prévenir les causes de pénibilité au travail, et à développer la qualité de vie au travail.

Pour en savoir plus : téléchargez l’étude sur le site de CIDES Chorum

D'autres actualités sur les mêmes thèmes : Economie sociale et solidaire, Général,