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L’ESS dans le nouveau gouvernement ?

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Si dans le premier gouvernement du quinquennat Macron, l’économie sociale et solidaire ne dispose d’aucun ministère ou secrétariat d’État dédié, elle figure en bonne place dans le programme du candidat, dont on sait que plusieurs des conseillers viennent de ce secteur. Quel enseignement tirer de ce programme ?

Une connotation entrepreneuriale

« Libérer les énergies des entreprises de l’ESS », leur « donner les moyens de consolider leurs modèles ». Voici deux des objectifs fixés dans le programme d’Emmanuel Macron.

Le nouveau président semble vouloir miser sur les entreprises de l’économie sociale, dont il souhaite « accélérer la performance économique et l’impact social et environnemental ». Pour ce faire, son programme annonce un « Social BusinESS Act », soit un ensemble de mesures fiscales et réglementaires en faveur des entreprises ESS « quel que soit leur statut ». On le voit, le secteur commercial est intégré dans l’acception présidentielle de l’ESS.

D’ailleurs, les « regroupements », les « groupements d’employeurs » et la « coopération » entre les entreprises « de tous les horizons » (ESS, privées, publiques) sont fortement encouragés. Le programme évoque même des joint-ventures sociales et le déploiement des contrats à impact social (financement d’expérimentations sociales par des partenaires privés).

L’ESS pour relancer l’emploi de ceux qui en sont les plus éloignés

L’ESS reste associée à l’économie de la réparation, notamment quand est encouragée la mobilisation de la commande publique pour les structures d’insertion par l’activité économique (IAE).

Dans une interview aux Echos, Emmanuel Macron parlait encore de « s’appuyer sur le savoir-faire des entreprises de l’ESS pour accompagner le retour à l'emploi » ou d’« offrir aux personnes durablement exclues du marché du travail des activités gratifiantes pour elles-mêmes et utiles à la collectivité ». Mais la réparation n’est pas la seule vertu reconnue à l’ESS ; sa faculté d’innovation l’est tout autant.

Dans ce domaine, le nouveau président annonce vouloir mettre en place un « accélérateur national d’innovation sociale qui repérera et incubera les projets innovants et permettra leur essaimage », mais aussi « soutenir les entreprises coopératives et les coopératives d’activités et d’emploi (CAE) » ou encore la création d’entreprise par des jeunes pour qu’ils accèdent au marché du travail.

Le développement de l’économie circulaire est également souhaité. Et pour financer ces projets, le candidat mise sur la finance solidaire et le crowdfunding.

Engagement associatif

Les associations ne sont pas en reste puisque l’on sait que l’engagement a été l’un des moteurs du mouvement En Marche !

Ici, il s’agit d’étendre les congés d’engagement ou les congés solidaires, de redonner leur autonomie aux associations qui bénéficient de financements publics, d’améliorer les délais de versement des subventions ou l’information concernant les financements publics. Là encore, il est question d’un « accélérateur d’associations » pour « déployer les associations les plus utiles à la société » sur le territoire.

Reste à suivre qui portera et mettra en oeuvre toutes ces mesures. A priori, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, « chargé de la promotion et du développement de l'économie sociale et solidaire », mais en lien avec avec « le ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l'économie, ainsi qu'avec le ministre de l'éducation nationale pour ce qui est de la politique à l'égard des associations, avec le ministre de la cohésion des territoires pour ce qui est de la politique de la ville, et avec le ministre du travail pour ce qui est de la politique de l'insertion par l'activité économique et de l'insertion dans l'emploi ».

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